AIA LIFE DESIGNERS – cas pratique ENS CACHAN

:AIA LIFE DESIGNERS – cas pratique ENS CACHAN
AIA LIFE DESIGNERS – cas pratique ENS CACHAN 2019-04-12T10:26:31+02:00

ENS CACHAN – un chantier innovant

37 maquettes d’EXE sur le bâtiment 1 (hors maquettes de conception) x 8 bâtiments

AIA Life Designers vous présente sa vision du projet. Un retour d’expérience qui met en exergue le BIM en phase chantier. Quels enjeux et quels apports ?

LE BIM en phase chantier

Depuis plusieurs années la maîtrise d’œuvre a dû intégrer plusieurs mutations liées à l’arrivée de l’informatique et à une demande croissante de qualité. L’approche zéro défaut à l’image de l’industrie arrive dans le monde du bâtiment. C’est dans cette optique de diminution des malfaçons et des sinistres qu’a travaillé AIA sur le chantier de l’ENS Paris Saclay. L’utilisation du BIM est devenue un enjeu majeur permettant d’anticiper et de solutionner les problèmes de construction et de restructuration des bâtiments.

Une communication et une compréhension du projet facilitées

La visualisation et la détection de problématiques complexes n’est pas toujours évidente sur des plans en 2D. Dans le cadre du projet de l’ENS Paris Saclay, les maquettes numériques ont été utilisées pour la synthèse technique et la synthèse de l’enveloppe des bâtiments. Les maquettes numériques et les vues 3D que les logiciels nous permettent de réaliser aident l’ensemble des intervenants à prendre les bonnes décisions au bon moment.

” Grâce au BIM, les problématiques sont identifiées beaucoup plus vites et beaucoup plus tôt. Il en découle une meilleure compréhension du projet et par conséquence des échanges facilités en réunion.”

Thibaut HOURQUEIG, AIA LIFE DESIGNERS

La qualité des études d’exécution augmentée

Les études d’exécution et la mission de synthèse BIM ont été réalisées de manière coordonnée. Cela a conduit à de réelles optimisations du projet. En effet, certains conflits qui auraient pu échapper à la vigilance des ingénieurs dans un mode classique sont visibles et corrigés en amont de la production. Après mise en lumière par la cellule de synthèse lors de réunion de synthèse BIM sur site, les conflits ont été immédiatement repris dans les maquettes chantier par les différentes entreprises.

Sur chaque maquette reçue, le BIM Manager chantier effectue un visa de conformité à la convention établie qui comprend notamment tous les éléments nécessaires à une bonne coordination des maquettes. Des éléments tels que le géoréférencement, sous-projets, position des niveaux et files, etc. Les maquettes sont déposées dans un espace tampon non visible des autres utilisateurs dans lequel le BIM Manager chantier peut effectuer son visa.

Souvent, et cela a été le cas sur l’ENS, la convention contient une partie plus opérationnelle qui va être précisé avec les entreprises au démarrage du chantier. Chaque projet étant différent, il faut requestionner la méthodologie établie pour que celle-ci soit la plus adaptée au projet. Elle varie aussi en fonction des entreprises sélectionnées et des besoins de la synthèse.

Sur l’ENS, les premières maquettes reçues ont souvent été visées avec de nombreuses observations ou même refusées. Ce visa sur les maquettes a été moteur au démarrage pour inciter les entreprises à se conformer à la convention.

La phase de démarrage des études sur ce chantier a été plus longue que pour un chantier classique car pour la plupart des entreprises il s’agissait de leur première expérience en BIM EXE.

Le BIM Manager chantier a donc un rôle primordial dans cette phase où il accompagne les entreprises dans la compréhension de la convention BIM, la production de leurs maquettes, l’utilisation de la GED.

Nous avions notamment établi un cahier des charges pour la production d’un plug-in entre le logiciel Revit et la GED. Sur sa mise en place au démarrage, les entreprises ont rencontré des difficultés d’utilisation. Effectivement, l’outil venait juste d’être développé et n’avait pas pu subir la batterie de tests nécessaire. Le Bim Manager chantier a donc dû, accompagné de l’équipe de synthèse, tester et réaliser les retours pour aboutir à un outil efficace et facile d’utilisation. Celui-ci a pu ensuite être adopté par l’ensemble des intervenants et faire réaliser des gains de temps dans la production des études.

Mieux maîtriser le coût de la construction et sa qualité

Les maquettes numériques permettent de considérer l’approche économique très en amont grâce à des métrés réalisés au fur et à mesure de la modélisation. La génération de nomenclatures permet de sortir des quantitatifs précis et une multitude d’informations présente dans la base de données (volume de béton, caractéristiques des menuiseries, degrés coupe-feu des portes, … ).

Sur l’ENS, les maquettes numériques issues de la phase conception ont été jointes au dossier de consultation des entreprises. Les entreprises ont pu ainsi mieux appréhender le projet. Le niveau de prestation attendu pour établir leurs offres de prix était donc beaucoup plus précis car les métrés et le calcul des quantités étaient facilités.

Optimisation sur chantier

L’utilisation du BIM sur l’ENS a également permis aux entreprises de réaliser un quantitatif précis des pièces à produire, d’optimiser leur fabrication et leur mise en œuvre.

Le suivi des pièces sur le chantier a également été optimisé grâce au BIM. Ainsi, de sa fabrication à sa mise en place sur le chantier en passant par d’éventuels période de stockage, le compagnon sait à tout moment « scanné » la pièce par le biais d’un QR code et retrouver son emplacement précis. Cette méthode a notamment été utilisé pour les ouvrages complexes comme les verrières.

< Vue aérienne du chantier – Bâtiment 1 – Vue sur les verrières et les cheminées

Assurer la gestion et la maintenance future du projet – DOE BIM ou DOE numérique

L’objectif est d’optimiser l’exploitation future du bâtiment. Comment ? En y intégrant dès la phase chantier les données et paramètres nécessaires à la maintenance des équipements et des ouvrages. Afin de :

  • Connaître les équipements installés (puissance, marque, date de réception …)
  • Connaître les caractéristiques des matériaux en place (Sols souples, PVC, Sols coulés, Résine -, …)
  • Avoir l’ensemble des pièces graphiques DOE coordonnées avec la maquette numérique
  • Assurer la maintenance corrective / préventive / Câblage
  • Mise en place d’une GMAO évolutive

Sur l’ENS, un cahier des charges précis a été établi au moment du marché et celui-ci a évolué par la suite lors de réunions avec les Chargés d’opération technique de l’ENS. Les entreprises ont notamment intégré leurs fiches techniques à l’intérieur des maquettes. Concrètement, ces renseignements permettront à l’entretien-maintenance de pourvoir retrouver l’ensemble des caractéristiques de l’équipement directement sur place.